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JIGORO KANO
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Il sappelait Jigoro Kano, né le 18 octobre 1863 à
Mikage, dans le district de Hyogo.
Il était le troisième fils de Jirosaku Mareshiba Kano,
intendant naval du Shogunat Tokugawa.
Voici les grandes étapes de sa vie :
1877 : entre à luniversité impériale de
Tokyo et devient lélève de maître Fukuda (jiu-jitsu)
1878 : fonde le premier club de base-ball au Japon (Kasei Base-Ball
Club)
1879 : étudie le jiu-jitsu chez le maître Iso
1881 : licencié es lettres et étudie le jiu-jitsu à
lécole de Kito
1882 : termine ces études de sciences esthétiques et morales
et fonde sa propre école jiu-jitsu, le Kodokan, au mois de février.
En août est nommé professeur au Collège des Nobles
1884 : est attaché à la Maison impériale
1885 : obtient le 7ème rang impérial
1886 : obtient le 6ème impérial, est nommé vice
président au Collège des Nobles et en devient le recteur
en 1888
de 1889 à 1891 : parcourt lEurope comme attaché
au ministère de la Maison impériale
1891 : nommé conseiller du ministre de lEducation nationale
en avril
1893 : nommé directeur de lEcole normale supérieure
en septembre, puis secrétaire du ministre de lEducation
nationale
1895 : obtient le 5ème rang impérial
1897 : crée la société Zoshi-Kai et fonde linstitut
Zenyo Seiki, Zenichi, etc. pour la culture des jeunes ; édite
la revue « Kokusiai »
1898 : directeur de lEducation primaire, au sein du ministère
de lEducation nationale
1899 : devient président du Comité du Butokai (Centre
détude des arts militaires)
de 1902 à1905 : est envoyé, à deux reprises, en
Chine par le ministère de lEducation nationale
1905 : 4ème rang impérial
1907 : fonde au Butokai les trois premiers katas du judo
1909 : modifie les statuts du Kodokan pour en faire une société
publique. Devient le premier japonais membre
du Comité international olympique
1911 : élu premier président de la Fédération
sportive du Japon
en 1912 et 1913 : est envoyé en mission culturelle en Europe
et en Amérique
1915 : crée la revue Kodokan. Reçoit du roi de Suède
la médaille des 7ème Jeux Olympiques
1920 : se consacre entièrement au judo. En juin assiste aux Jeux
Olympiques dAnvers, puis visite lEurope
1921: démissionne de la présidence de la Fédération
sportive du Japon
1922 : siège à la Chambre Haute
1924 : est nommé professeur honoraire de lEcole normale
supérieure de Tokyo
1928 : participe à lassemblée générale
des Jeux Olympiques et aux Jeux eux-mêmes
1932 : se rend aux Etats-Unis pour assister aux Jeux Olympiques. Devient
conseiller au cabinet de lEducation physique du Japon ; participe
à deux reprises au Conseil des Jeux Olympiques, qui lancera les
invitations pour les Jeux japonais (1932-1934)
1936 : assiste au XIe Jeux Olympiques de Berlin
le 4 mai 1938 : meurt sur le navire qui le ramenait du Caire où
avait eu lieu lassemblée générale du comité
international des Jeux Olympiques ; reçoit à titre posthume,
le 2e rang impérial
Comment Jigoro Kano a-t-il pu mener de front une vie publique aussi
absorbante et le lancement du judo dans le monde ? Cest toute
une histoire.
Délicat de santé, le jeune Kano ne mesurait quun
mètre cinquante et pesait à peine 48 kg. A 16 ans, il
décida de fortifier son corps, par la pratique de la gymnastique,
du rowing et du base-ball.
Mais ces sports savérèrent trop durs pour sa faible
constitution. De plus, lors de querelles entre étudiants, Kano
était toujours battu. Blessé dans sa fierté de
fils de samouraï, il se décida détudier le
jiu-jitsu. Son premier professeur fut Hachi-nosuke Fukuda, de lécole
Tenjin-Shinyo-Ryu (1877). Sous la conduite de ce maître, Kano
sinitia aux mystères du jiu-jitsu de lEcole du Cur
de Saule. En 1879, âgé de 82 ans, Fukuda mourut et Kano
hérita de ses archives. Il devint ensuite lélève
du maitre Iso, un sexagénaire qui gardait le secret de lécole
dérivant également de Tenjin-hingo. Jigoro Kano sentraîna
tout en poursuivant ses études et devient bientôt le vice-directeur
de lécole. Malheureusement, Iso mourut bientôt et
notre jeune ju-jitsuka (expert en jiu-jitsu) se trouva à nouveau
sans professeur. Il dévora tous les livres et documents, mais
un bon professeur lui restait indispensable. Cest alors quil
rencontra le maitre Likubo, qui lui apprit la technique de lécole
de Kito. Jusquici, il avait travaillé les luttes en corps
à corps avec des vêtements de ville ; lécole
de Kito allait lui enseigner le combat avec armure.
Peu à peu, Kano fit la synthèse des diverses écoles
et voulut créer sa propre discipline, tout en s entraînant
avec le maître Likubo jusquen 1885. En février 1882,
il s'installait, âgé de 22 ans, dans le petit temple bouddhique
dEishoshi, secte Jôgo. Cest dans ce temple, berceau
du judo, que Jigoro Kano installa un premier dojo (salle où lon
étudie la voie).
Habitant dans les dépendances du temple avec quelques élèves
et une vieille servante, il se mit patiemment à élaborer
sa nouvelle méthode.
Quel but visait-il ? Mettre au point un système déducation
physique et de formation du caractère, basé sue le jiu-jitsu.
Mais cette technique possédait de grandes qualités et
de grands défauts. Il fallait lélaguer et en faire
un moyen dentrainement similaire à celui de certains sports
occidentaux. Kano fit la synthèse des meilleures techniques de
jiu-jitsu. Il choisit les prises les plus efficaces et les plus rationnelles.
Il élimina les pratiques dangereuses et peu compatibles avec
le but élevé quil visait. Il perfectionna la manière
de tomber et inventa le principe des brises-chutes. Il créa un
vêtement spécial dentraînement (le judogi),
lantique tenue des jiu-jitsukas provoquant trop fréquemment
des blessures. Il mit particulièrement au point les méthodes
de projections, en inventant dailleurs quelques-unes.
Le jiu-jitsu était une pratique guerrière basée
sur la souplesse du corps et de lesprit. Kano pensa que son nouvel
art devait porter un autre nom, puisque le but poursuivi était
différent. Il recherchait un art de vivre, basé sur une
utilisation meilleure de lénergie humaine. Il nomma cette
science nouvelle « judo ».
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MIKINOSUKE KAWAISHI
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En 1935, appelé par quelques adeptes du Ju-jitsu, le japonais
Mikinosuke Kawaishi, en provenance de Grande-Bretagne, s'installe à
Paris.
Très vite il entreprend d'enseigner le Judo suivant une méthodologie
personnelle. Le premier, il délivre en France des ceintures noires
et de couleurs. Il codifie en parallèle chaque technique enseignée
par ses soins. Par exemple, la première projection de jambe consistant
à déséquilibrer l'adversaire en le fauchant de
la jambe sur son arrière s'intitulera " première
jambe ".
Sous l'autorité de M. Kawaishi, le judo se popularise rapidement.Cependant,
il doit regagner le japon après avoir formé plus de 100
judokas.
Il faut attendre 1932 et une conférence de Jigoro Kano pour
que tout recommence. Moshe Feldenkrais, ingenieur et chercheur, passionné
d'arts martiaux assiste a cette conférence et présente
au maitre, un livre qu'il a écrit sur le Ju-jitsu.
En 1934, les deux hommes se rencontre à nouveau.
En 1935, M. Feldenkrais, conscient des lacunes dont lui et ses amis
souffrent, fait venir d'angleterre le maître KAWAISHI alors 4ème
DAN, pour y enseigner le Judo au sein d'une section d'un club de gymnastique
et de culture physique reservée a des élèves de
confession juive.Le Ju-jitsu Club de France était né,
dont Jigoro Kano est le président d'honneur. Les pionniés
du Judo en France sont des intellectuels, chercheurs ou journalistes
tels : Feldenkrais, I. et F. Joliot-Curie (Secrétaire Général),
Biguart, Bonnet-maury (Président), C. Faroux. A la demande du
maitre KAWAISHI, cette section fût immediatement ouverte aux élèves
de toute confession.Cette section siègeait au 62 de la rue Beaubourg.
Très rapidement, un second club ouvrit ses portes le 22 fevrier
1936 rue thénard toujours a Paris, dans le quartier latin, c'était
le club Franco-Japonais. En septembre 1939, lorsque la guerre éclate,
M. Feldenkrais doit rejoindre l'Angleterre
M. KAWAISHI regroupe les deux clubs en un seul et prend en main la
destinée du JUDO en France.
La guerre de 39-45 freine un peut le développement du JUDO en
France sans le stopper. Dès 1941 le JUDO s'organise : il devient
une section de la Fédération Française de Lutte.
Le 30 mai 1943, a lieu le premier championnat de France à Paris
salle Wagram, un championnat sans catégorie de poids et d'âges.
Cette compétition attire 3000 spectateurs.
Le 9 mai 1944, un mois a peine avant le débarquement en Normandie,
se deroule les seconds championnats nationaux au palais des glaces à
Paris.
M. KAWAISHI, est contrain de rejoindre le Japon qui vient de rentrer
en guerre, non sans réunir ses plus anciens élèves
en leurs faisant promettre de rester unis et de s'entrainer le plus
souvent possible sans abandonner le JUDO. Le collège allait naître
de cette réunion, collège dont les statuts seront déposés
en Novembre 1947.
Avant la fin de la guerre, des clubs se sont ouverts à Paris
et en banlieue, comme Le Club St Honoré avec London, Opéra
avec Lamotte, Cercle Sportif avec Mercier et Andrivet, St Martin avec
Peltier, J.C. Nanterre avec De Herdt. Le 5 décembre 1946, le
journal officiel publiait la naissance de la fédération
française de Judo. En 1948 M. KAWAISHI rentre en France et doit
s'accomoder des nouvelles structures la fédération et
le CNCN étant nés pendant son absence.
L'année 1951 fut décisive pour l'histoire du JUDO. La
France adhère à l'union européenne, puis organise
les championnats d'Europe à Paris au Vel d'Hiv devant 12000 spectateurs
et la même année voit la fondation de la fédération
internationnale. S'en suivirent quelques dissentions qui rappelles celles
que dû subir Jigoro Kano à ses débuts et qui s'estompèrent
rapidement même si la divergence des styles et des opinions existent
encore, cela fait la richesse du JUDO.

C'est un universitaire et haut fonctionnaire impérial,
né à l'aube de l'ère MEIJI, et qui a connu la foudroyante
modernisation du Japon qui entraîna son ouverture au reste du
monde, qui a créé et diffusé le Judo. J. KANO,
pénétré de tradition mais innovateur; intègre
et idéaliste, mais habile; soucieux avant tout d'éducation
et de progrès moral, mais rapide à saisir le dynamisme
du système sportif occidental. Tel est la personnalité
forte et complexe du père du judo.
Le JUDO à pour ancêtre le JU-JITSU, en effet Jigoro KANO
était un spécialiste
du ju-jitsu qu'il avait étudié dans plusieurs écoles
et dont il a extrait les techniques
de projection et de contrôle que nous connaissons actuellement.
La légende veut que tout ait commencé par un vieux médecin
chinois qui faisant une promenade en forêt durant un rude hiver,
remarque comment de fines branches de pin, s'inclinaient sous le poids
de la neige afin de s'en débarrasser, et pouvaient ainsi se redresser
sans dommages alors que les branches d'arbres plus robustes cassaient
sous le poids. C'est à partir de là qu'il imagina les
premières techniques de JU-JITSU (Art de la souplesse) avec ses
premiers principes comme l'utilisation de la force de l'adversaire pour
la retourner contre lui et le vaincre. L'harmonisation fut très
lente, en effet, les différents écoles gardaient jalousement
le secret de leurs techniques, d'autant plus qu'elles pouvaient être
un atout majeur lors d'une rencontre sur un champs de bataille, ces
techniques étant surtout utilisées lors de combat entre
armées de seigneurs rivaux. C'était l'époque de
BU-JITSU (L'art du guerrier) et qui à durer du VIIème
au XIIIème siècle pendant les grandes guerres civiles
qui ont ravagées le pays. Suivra l'époque du BU-GEI (entraînement
du guerrier) qui verra apparaître un début de codification
des techniques et d'apprentissage systématique. Des manuscrits
illustrés décrivent les prises et techniques, les premières
écoles (RYU) apparaissent. Puis vint l'époque du BUDO
(la voie du guerrier). Suite à une très longue période
de paix instaurée par le shoguna (ère TOKUGAWA vers 1603)
les batailles entre armées n'avaient plus lieux d'être
et les écoles se multiplières et s'ouvrir au plus grand
nombre. Vers le milieu des années 1800, on dénombre 159
écoles majeures d'arts martiaux réparties en 8 familles
dont le JU-JITSU. Ces écoles en se multipliants, évoluèrent
aussi et passèrent des JUTSU (arts, ensembles de recettes) vers
les DO (voie, style de vie). Ainsi le IAÏ-JITSU devint le IAÏ-DO,
l' AÏKI-JITSU devint l'AÏKIDO et le JU-JITSU le JUDO.

Jigoro Kano
(1860 - 1938)
Jeune, Jigoro Kano, était petit et chétif tant et
si bien que se camarades se moquaient de lui en permanence. Il reçut
le sabre des samouraï à 10 ans, juste avant que l'empereur
Meiji n'en interdise le port. Du fait de sa santé fragile,
Jigoro Kano décida de s'adonner au sport pour se développer
le corps. Ce fut d'abord la gymnastique et le base-ball, sport pour
lequel il créa le premier club du Japon en 1878. Il ne commença
l'étude du ju-jitsu qu'a l'age de 17 ans au moment de son entrée
à l'université de lettres, avec le maître Hachinosuke
Fukuda au sein de l'école Tenjin-shinyo-ryu dans laquelle il
découvre l'Atemi-waza et les Katame-waza. Jigoro Kano allait
au Dojo tous les jours. A l'époque, les judogi avaient des
manches courtes et les pantalons ressemblaient à des bermudas.
Les entraînements étaient très rudes et Jigoro
Kano en revenait souvent couvert d'ecchymoses et d'égratignures.
Mais jamais il ne se serait plaint. Il devint plus fort et résistant,
mais restait petit et léger. Aussi essayait-il de bien étudier
les autres pratiquants sur leurs techniques et leurs déplacements
afin de mettre au point des techniques lui permettant de les vaincre.
Ainsi, dans le cours de maître Fukuda, il y avait un élève,
Kenkichi Fukushima qui pesait près de 90 kilos. Après
l'avoir bien observé, il lui demanda à la fin d'un cours
si il acceptait de le rencontrer. Il le projeta, malgré son
poids, de façon spectaculaire avec une technique qu'il venait
de mettre au point, KATA GURUMA.
De toutes ses recherches et études, il fit une synthèse
et décida de créer son propre Dojo. Ceci se fit en 1882,
à coté du petit temple shintoïste d'Eisho-ji ou
il avait élu domicile. Ce Dojo comptait 12 tatamis (env. 24m²)
et 9 disciples venaient y étudier dont Shiro Saïgo qui
allait bientôt devenir très célèbre. Il
nomma cette école le KODOKAN. La réputation de l'école
ne tarda pas à se propager . Cela rendait jaloux les maîtres
des anciennes écoles. A l'époque, la coutume était
de se lancer des défis entres écoles concurrentes afin
de prouver son efficacité par rapport a l'autre. La tradition
pour les vainqueurs étant d'emporter l'enseigne des vaincus,
le dojo de ces derniers perdait presque tout ses élèves.
Ainsi, l'école du maître jigoro Kano gagna bien des défis
qui lui furent lancés par bon nombres d'autres écoles.
Le dojo ne cessa de s'agrandir et de déménagements en
déménagements passa de 12 tatamis à 167 tatamis
en l'espaces de 7 années. Le Judo du Kodokan est reconnu en
peu de temps comme excellent et efficace depuis que ses étudiants
ont vaincus des athlètes d'autre écoles de Ju-jitsu
et des brigades de polices spéciales rompus au bujitsu. La
plus célèbre rencontre a laquelle ont participe les
élèves de Kodokan, est celle organisée par la
préfecture de police de Tokyo. Shiro Saïgo avait été
désigné pour combattre avec Entaro Koshi, une sorte
de géant patibulaire surnommé le démon de l'école
TOKUZA. Saïgo esquivait simplement les attaques de Koshi et semblait
se moquer de ses tentatives pour l'atteindre. A un moment pourtant
Koshi trouva l'ouverture et réussit a attaquer Saïgo.
Il le souleva a hauteur de ses épaules et le projeta a terre
de toutes ses forces. Mais Saïgo que l'on surnommait "le
chat" était tellement agile qu'il réussit a retrouver
son équilibre au milieu de sa trajectoire et se retrouva a
nouveau debout face a Koshi. Le démon de l'école TOKUZA
eut une seconde de stupeur que saïgo mit a profit, il fit basculer
par dessus son épaule avec une projection devenue célèbre
mais aujourd'hui plus utilisée, "YAMA-ARASHI". Ceci
était réellement le premier pas de sa fulgurante ascension.
Jigoro Kano présente le Judo comme un exercice physique accessible
à tous. Il procède avec l'organisation du Kodokan à
l'élaboration des règlements du Judo, il devient le
premier membre asiatique du Comité International Olympique
(CIO) en 1909 et travail pour le développement du Judo dans
le monde entier. Le Judo devient sport invité aux J.O de 1964
a TOKYO, Supporté par tous les fans de Judo de la planète.
Il devient enfin sport officiel du programme Olympique aux J.O de
1976 à MONTREAL. C'est maintenant un sport très populaire
partout dans le monde.

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